Une boule dans l’estomac

Les engagements pour l’année prochaine se présentent bien, je suis contente du nombre de jours que l’on m’a proposés. La majorité du travail sera à Bruxelles et j’ai aussi accepté quelques plénières à Strasbourg ( les semaines impaires, quand juju n’est pas là).

J’ai effectué mes réservations d’hôtel pour toutes les sessions de 2020 où je suis recrutée. J’ai eu l’hôtel que je souhaitais à un tarif compatible avec le « plafond » ( le maximum qui nous est remboursé). Je me suis mise d’accord avec la nounou d’Elise qui la gardera en mon absence et la déposera à l’école.

Tout est donc réglé et je devrais être contente ou du moins soulagée. Or je ne le suis pas. J’ai comme une boule dans l’estomac à l’idée de laisser « mon bébé » plusieurs fois pendant 4 jours. J’ai dû apprendre à me séparer de Juliette une semaine sur deux (depuis l’instauration de la garde alternée quand elle était en 1ère maternelle) mais je n’ai été que rarement séparée d’Elise. Elle dort dans un lit cage poussé contre mon lit; la nuit, je l’entends respirer.

Je pourrais encore trouver une autre solution. Par exemple emmener Elise à Strasbourg ( même si c’est plus compliqué) ou annuler ces contrats en respectant le délai de 8 semaines. Mais je me sentirais un peu « ridicule » de le faire.

Il y a une part de moi qui voudrait annuler tous les contrats, pas juste ceux à Strasbourg, pour pouvoir aller chercher moi-même mes filles à l’école tous les jours. J’ai ce fantasme récurrent de devenir traductrice et de travailler à la maison. Est-ce que je pourrais en vivre? Probablement pas.

Je n’ai pas d’ordinateur ( seulement la tablette de juju à la mémoire saturée), pas de coin pour travailler et pas de clients. Et puis j’aime mon métier. Cela fait maintenant 24 ans que je suis interprète et en soi je n’ai pas envie de changer. Mais j’aimerais juste des horaires plus compatibles avec la vie de famille. Ne plus devoir payer quelqu’un 3 ou 4 soirs par semaine pour aller chercher mes enfants à l’école.

Je suis contente de la nounou, la question n’est pas là, mais j’aimerais bien vivre moi-même tous ces moments avec mes enfants. Et je ne vois pas de solution.

2 commentaires sur “Une boule dans l’estomac

  1. Ce n’est jamais simple d’être loin de ses enfants. Peut-être que tu peux commencer à regarder comment devenir traductrice en parallèle ? Ainsi tu ne changes pas de métier d’un coup et tu pourras voir petit à petit si tu peux en vivre ou si cela pourra t’aider à diminuer le nombre de tes missions en tant qu’interprète. Bon courage à toi !

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  2. C’est un choix vraiment difficile en effet…
    Sans vouloir minimiser ta peine, je me permets de faire l’avocat du diable un instant : tu as la chance d’avoir un métier intéressant et dans lequel tu t’épanouis. Serais-tu vraiment heureuse si tu devais y renoncer ?
    C’est évidemment important pour toi de profiter de tes filles, mais c’est important aussi pour elles de voir leur maman mener sa carrière. Tu es un très bon exemple de réussite pour elles !
    Et malheureusement, la traduction en free-lance, je confirme que c’est dur d’en vivre…

    Aimé par 1 personne

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